Files

Comment vivre la dépendance de ses parents ?

Imprimer l'article Envoyer l'article par email

Comment vivre la dépendance de ses parents ?

 

S’occuper de ses petits-enfants tout en devant apporter de l’aide à ses propres parents. Une situation de plus en plus fréquente avec l’allongement de la durée de la vie. Mais comment bien la vivre ?

V.B. : Bonjour Christiane. Face à la dépendance de ses parents, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne…

C.B. : Bonjour Vincent. Oui, la condition physique des parents âgés et leur situation matérielle diffèrent d’une famille à l’autre, et posent des problèmes plus ou moins solubles à leurs enfants. C’est un déchirement quand la solution de mettre le parent en EPHAD s’impose. Cela peut entrainer une grande culpabilité pour ceux qui prennent cette décision, surtout si elle est mal vécue par la personne âgée qui avait peut-être souhaité rester à la maison.

V.B. : Et puis à cela s’ajoutent aussi le choix et les frais financiers d’un placement en établissement, parfois éloigné géographiquement. Reste que cette dépendance n’interroge pas que l’adulte « enfant » concerné…

C.B. : En réalité, tous les membres de la famille sont impactés. C’est une chance, et on peut dire une grâce de la vivre en couple – elle devient source d’entente et de complicité quand le couple accepte de la porter ensemble. Si cela n’est pas possible, il faut alors jongler et partager son temps, mais ne pas sacrifier le couple à ses parents.

V.B. : Et quelle place aussi pour les petits enfants ?

C.B. : C’est une joie si les petits-enfants viennent en renfort par une présence ou une visite avec le dernier né. Je me rappelle d’une grand-mère à l’hôpital en chimio qui me montrait une photo de sa petite -fille et me disait : « vous savez, c’est mon meilleur médicament » !

V.B. : Bonheur des familles unies. Ce qui n’est pas toujours le cas.

C.B. : Oui. Les visites, l’organisation au quotidien du parent dépendant quand il reste à domicile... c’est très lourd… et le partage des tâches, parfois inégal, peut être mal vécu entre frères et sœurs, et cela entraine incompréhension, voir jalousie.

V.B. : Et est-ce que cette dépendance ne nous renvoie pas aussi à notre futur, quand on vieillit ?

C.B. : Si, certainement. Cette étape de la vie est d’autant plus difficile à vivre qu’à la tristesse et à la peine de voir ses parents diminuer et descendre par étapes douloureuses, s’ajoute inconsciemment la crainte pour soi-même d’être confronté un jour à la grande vieillesse et à la dépendance.

V.B. : Quel dernier conseil pour conclure ?

C.B. : Malgré toutes ces turbulences, il est important de suivre la ligne que trace votre cœur. Et le jour de la séparation, lorsque les mots destinés au disparu de « reposer en paix » sont prononcés, il me semble que vous saurez que vous pouvez également gouter à cette paix.

V.B. : Et on rappelle que le CLER Amour et Famille organise régulièrement des sessions pour le couple et la retraite, dont la question de la dépendance. Toutes les infos sur www.cler.net . Merci Christiane, pas encore la retraite. Puisqu’on vous retrouve la semaine prochaine.

Tous les conseillers
nos conseillers conjugaux & familiaux
Boutique en ligne
Tous les produits
NOUS CONTACTER

CLER Amour et Famille

65 boulevard de Clichy 75009 Paris

01 48 74 87 60
webTV
100% des jeunes...
Toutes les vidéos
SUIVEZ-NOUS
Je m'inscris

inscrivez-vous la newsletter