« Puisqu’on s’aime… » : La question est formulée à partir de « critères internes » :l’état amoureux. Mais pour évaluer la valeur de l’amour, il faut aussi un éclairage de « critères externes » (par exemple, est-ce que cet amour correspond à des critères de justice ? non, si celle que j’aime est la femme de mon voisin…). Il faut donc que le projet privé, corresponde avec le projet de Dieu sur l’homme, la femme et le couple. Donc, non pas : « aimes et fais ce que tu veux » mal compris pourrait-on dire, mais « aimes selon le projet de Dieu » .
Quel est donc le projet de Dieu ? sur l’homme, la femme, le couple, la sexualité, et la régulation des naissances ?
-tout d’abord, Dieu veut notre bonheur ! et notamment, au cœur de notre sexualité, et de notre régulation des naissances .
-Dieu ne nous a pas créés bancal, Il ne s’est pas trompé. Il nous a créés avec notre fertilité, qui n’est pas une maladie.
-Il nous donne la responsabilité de cette fertilité, de cette capacité de transmettre la vie déposée en nous.
-Notre corps a un sens, il est l’expression de notre personne et il y a une hiérarchie des fonctions dans le corps : la fertilité est au sommet de ces fonctions par la possibilité de procréation qui découle de l’acte sexuel .
-La relation sexuelle a une double signification indissoluble : union et procréation (si l’on sépare l’un de l’autre, on altère le sens profond et l’unité de l’acte .
-l’homme et la femme ont été créés capables de maîtrise de soi, de respect de l’autre, et de chasteté conjugale ; cette capacité n’empêche pas les difficultés éventuelles de ce vécu ; ces difficultés peuvent être surmontées (dialogue dans le couple, accompagnement, vie sacramentelle …). Ce n’est pas un acquis immédiat ; c’est un apprentissage, qui demande temps et patience .
Adhérer au projet de Dieu, signifie donc aussi, prendre les moyens de régulation des naissances qui correspondent à ce projet. Les moyens ne sont pas neutres, et la fin (ne pas avoir d’enfants) ne justifie pas les moyen.
Ce seront donc des moyens, qui respectent la manière dont nous sommes créés, avec notre fertilité (continue chez l’homme et cyclique chez la femme, donc cyclique pour le couple), rendant le couple responsable, respectant l’unité inséparable entre les 2 dimensions de l’acte sexuel - union et procréation possible -, invitant le couple à vivre la maîtrise de soi, le don et la non possession de l’autre.
Finalement, la question n’est pas tant « qu’est-ce qui m’est interdit ? », mais plutôt: comment vivre une vie d’amour, conforme à la dignité de la personne humaine, et correspondant au projet de Dieu ? Nous sommes invités à cheminer en ce sens.
Hélène Perez, Monitrice MAO, Conseillère Conjugale et Familiale, Médecin
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