Nous pouvons être alors tentés de disqualifier la parole de l’Eglise, prétextant que ce qu’elle propose est invivable, et que l’objectif est inadapté, puisque nous ne pouvons, ou ne désirons pas le suivre. Mais disqualifions-nous la parole de l’Eglise sur la charité, ou sur le pardon parce que nous avons du mal à la vivre ?
Du temps du Christ, nombreux furent les disciples, qui ont arrêté de le suivre, au motif que ses paroles étaient trop dures, trop exigeantes. Le Christ, et à sa suite l’Eglise, a toujours été dur avec le péché, mais miséricordieux envers les pêcheurs.
L’Eglise, comme le rappelle Paul VI dans Humanae Vitae, est « Mater et Magistra », Mère et Maîtresse. Elle est pleine de sollicitude et de compassion pour les hommes pêcheurs que nous sommes, elle comprend nos faiblesses, nos conflits intérieurs, nos difficultés à vivre la continence ou à en comprendre le sens. Et en même temps, elle est Educatrice, elle ne cesse de nous montrer le bon chemin qui comblera nos cœurs et nos corps, de nous redire ce que doit être la transmission responsable de la vie, conforme à la vérité. « l’Eglise, en effet, ne peut avoir, vis à vis des hommes une conduite différente de celle du rédempteur : elle connaît leur faiblesse, elle a compassion de la foule, elle accueille les pêcheurs ; mais elle ne peut renoncer à enseigner la loi, qui est en réalité, celle d’une vie humaine rendue à sa vérité originelle et conduite par l’esprit de Dieu »Paul VI H.V.19
La parole du Christ et à sa suite, l’enseignement de L’Eglise, nous invite à un dépassement de nous-même, voire à une conversion, de notre regard, de nos pensées, de nos actes, et ce, en cheminant à notre rythme, pour notre plus grand bonheur.
Hélène Perez, Monitrice MAO, Conseillère Conjugale et Familiale, Médecin
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