Ceux qui cohabitent savent que la vie commune crée des liens : des liens affectifs, sexuels, matériels. Souvent les habitudes tiennent lieu de choix.
Dès lors que l’on vit avec quelqu’un, c’est plus difficile de s’en éloigner car la vie commune dans la liberté absolue est impossible : d’où la difficulté d’être sûr de son choix.
Le choix n’est pas que l’aboutissement d’un désir inconscient. Il va résulter de la reconnaissance de motivations importantes, de critères fondamentaux :
1° L’attrait spontané, physique, irrationnel, puissant (en Occident, il est nécessaire que l’attrait passionnel soit présent au départ) mais il n’est pas suffisant.
2° Des correspondances profondes : même projet de vie – même appel à la créativité.
Il y a des obstacles d'importance : hérédité lourde, homosexualité (ne pas croire que l’on va changer le partenaire), trop grandes différences de cultures (conception des mœurs, de la vie), trop grandes différences d’âges (vieillissement du partenaire), trop grandes différences de conceptions (accueil de l’enfant, religion).
3° La Lucidité : «Est-ce que je connais mes désirs, mes attentes,... Est-ce que je connais les désirs et les attentes de l’autre ?»
4° La Maturité : capacité d’autonomie, à vivre seul. Capacité à prendre des responsabilités. Ouverture et tolérance, accepter la différence.
Des divergences sont inévitables, choisir, c’est renoncer, c’est-à-dire savoir vivre la frustration – sans dramatiser.
Lorsque ces critères sont analysés, il est plus facile de prendre une décision en connaissance de cause et « les grands carrefours de l’existence demandent à être franchis avec clairvoyance » (G.Thomazeau).
Choisir, c’est un acte qui requiert la confiance car « L’Amour est ouverture à l’autre, pari sur ses possibilités sans fin de métamorphoses et de créations » (Garaudy).
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