Dans certains cas, pardonner paraît humainement impossible. Comment pardonner lorsque l'on a été victime d'un viol ou d'un inceste ? Peut-on pardonner au meurtrier de son enfant ou d'un être cher, aux bourreaux des camps de concentration ?
Disons tout d'abord que pardonner, ce n'est pas oublier ni effacer. Le pardon n'efface ni la responsabilité de l'auteur de l'acte ni la trace de la blessure de la victime.
Pardonner ne nous fait pas obligation d'éprouver des sentiments de sympathie pour l'offenseur mais simplement de ne pas l'identifier à ses actes . Il permet surtout de nous libérer, de nous distancier de nos rancœurs, de nos désirs de vengeance, de nous apaiser nous-mêmes.
"Pardonner" c'est "donner au-delà" de nous-mêmes, c'est le don parfait, et c'est parfois une épreuve rude face à laquelle nous pouvons nous sentir bien démunis.
Peut-être est-ce alors un appel à la réflexion spirituelle, à la recherche du sens de notre vie, à tenter de comprendre comment certains hommes ou femmes ont été capables de l'impossible en se sur-centrant sur plus grand qu'eux (Dieu ? un idéal ?) pour reprendre, en substance, ce qu'a si bien exprimé Theillard de Chardin
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