Vous insistez, Nadine, sur 3 points : espérer et même « droit d’espérer », besoin de soutenir l’attente et de partager, souhait de sessions d’informations spécialement dédiées.
Vous dites avec insistance qu’il faut espérer, vous parlez même de « droit d’espérer ». Et vous avez raison.
Mais précisons ce verbe : espérer. On peut l’entendre comme garder l’espoir de …. Ou comme avoir l’espérance de…..Ce n’est pas tout à fait la même chose, la disposition intérieure n’est pas la même et risque de retentir différemment sur la disponibilité à la rencontre avec un autre.
Pourtant dans chaque cas il est bien question d’attente confiante ; mais si espérer est attendre un acte, une personne ou un engagement précis – le Bonheur en somme - avec le temps, l’attente impatiente peut devenir crispation ou aigreur. Elle peut alors être contre productive et faire fuir l’autre par crainte d’être pris en otage. Mais espérer peut consister à entretenir dans la confiance ce désir d’aimer et d’être aimé qui nous habite tous, en restant ouvert aux multiples petits bonheurs, sourires, rencontres, surprises, que la vie met sur notre chemin et que nous ne verrions pas si nous restions trop centrés sur notre manque, la douleur ou l’insatisfaction et le sentiment d’injustice qui peuvent nous habiter.
Vous évoquez le besoin de soutenir cette attente. En effet, une solitude mal vécue conduit à se renfermer sur soi, le plus souvent dans la plainte et la revendication ; au bout du compte elle amène lentement mais sûrement à la désespérance. Ce qui, vous le savez, n’est pas très encourageant pour les autres. Mais c’est une tentation très humaine contre laquelle il faut se prémunir.
Par contre, une « bonne » solitude peut aider à mieux se connaître et mieux s’aimer pour s’ouvrir toujours plus, et avec toujours plus de confiance, au monde et aux autres. L’épanouissement d’une personne est toujours attractif et favorise les contacts et, si on est en vérité, en harmonie avec soi, l’avenir est ouvert ; à chacun (e) de trouver, à partir de ce qui lui donné à vivre, ce qui lui convient le mieux pour être heureux.
Il s’agit, par exemple, de se constituer un réseau amical varié où l’on reçoit de l’écoute, de l’attention, de l’affection aussi et où on peut très simplement mettre en actes ses capacités d’aimer ; et elles sont sans aucun doute multiples, ne demandant qu’à se déployer.
On peut alors se surprendre soi-même, comme a pu l’être la femme dont vous parlez et qui a attendu d’avoir 60 ans pour trouver son époux.
Vous évoquez également la possibilité de suivre des sessions spécialement conçues pour des célibataires.
Sexo ado
Vivre en solo
Sexualité
Crises et difficultés du couple
Un chrétien vous écoute
