Dans votre lettre vous nous précisez qu'une décision à l'amiable a été prise mais que vos relations sont très conflictuelles, notamment devant votre enfant.
Le conflit peut aussi la déstabiliser, de même que vous ou votre fille.
J'entends que la situation que vous vivez chacun ne peut continuer comme cela, que cela vous inquiète et que vous souhaitez un changement en passant peut être par une solution de justice.
La justice permettra certainement que les choses soient mieux définies plutôt que le flou de la solution à l'amiable qui n'en est plus une. J'ai l'impression que chacun se prépare donc aujourd'hui pour peut être "gagner sur le terrain de la justice".
Je ne suis pas sûr que les services sociaux aillent naturellement dans votre sens.
.Bien que le rôle des pères soit de plus en plus reconnus par les juges , ils ne sont pas privilégiés quand l’enfant est en bas âge : la mère qui n’est pas déchue de ses droits aura la faveur même en cas de maladie avérée, si cela ne met pas sa fille en danger .
La médiation familiale serait l 'idéal, mais semble impossible à mettre en place dans un conflit si sévère... il y a peut être encore possibilité de faire des démarches à ce niveau là tout de même dans l'intérêt de votre fille. Il y a peut être moyen de voir un médiateur chacun de son côté...
Vous parlez de l'inquiétude que vous avez sur le contexte dans lequel votre fille va grandir. Peut être est il possible que votre fille ait son lieu à elle, neutre, où elle puisse être évaluée, accompagnée par un professionnel. Elle pourrait rencontrer un psychologue pour enfant, (éventuellement) un pédopsychiatre. Si ce professionnel de la santé estime qu'elle souffre de troubles avérés, cela pourrait influencer un juge, voir il pourrait vous demandez à vous ou à la mère de votre fille de saisir le juge des enfants, dans l'intérêt de votre fille.
Si votre fille ne se fait pas accompagner, ou s'il n'est pas reconnu qu'elle souffre de troubles graves du fait des troubles psychologiques de sa mère, la réponse de la justice sera sans doute la résidence partagée, et vous pourrez peut être mieux définir les lieux où se feront "les rencontres" pour essayer de minimiser les conflits. Vous pouvez vous servir de la résidence partagée, cadrée par des éléments de justice, pour rassurer votre enfant, au besoin avec l'aide d'un professionnel.
Il vous faudra sûrement de la patience et du temps pour calmer les choses. Le fait d'échanger avec d'autres pères qui vivent de telles situation peut être aidant. Vous pouvez vous rapprocher de la délégation sos papa la plus proche de chez vous, en consultant sur internet:
www.sospapa.net.
Bon courage.
Vous pouvez rencontrer un Conseiller Conjugal et Familial près de chez vous:
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