Et cela peut avoir des conséquences sur le foetus que l'on retrouve dès la naissance (syndrome d'alcoolisme foetal pour l'alcool, retard de croissance ou prématurité pour la plupart des produits, syndrome de sevrage en opiacés pour les femmes consommant de l'héroïne...). Cela peut aussi ne pas en avoir en fonction de la période de la grossesse pendant laquelle les produits ont été pris (plus de risques en fin de grossesse avec des conséquences moins importantes, moins de risque en début de grossesse mais avec des conséquences beaucoup plus sévères en cas de passage), de la quantité de produits...
Même si l'enfant a la naissance a eu un syndrome de sevrage en opiacés (héroïne) il est tout a fait possible qu'il n'y ait aucunes séquelles ensuite d'un point de vu physique. Au niveau psychologique il y a sans doute cependant des conséquences et il me semble utile de pouvoir reprendre les questions que cela pose à cet enfant devenu grand en consultation avec une personne soignante (psychologue en particulier).
Pour l'alcool, le syndrome d'alcoolisme foetal (SAF) a des conséquences physiques et psychologiques qui sont à des degrés variables en fonction de la durée de la consommation et de la quantité. Les médecins savent de mieux en mieux faire cette prise en charge et si rien n'a été diagnostiqué à la naissance et dans l'enfance pendant les phases d'apprentissage ce n'est pas après 15 ans qu'apparaissent les troubles. Des documents très précis pour le diagnostique du SAF existent dans les bibliothèques de médecine (ou sur Internet). La encore d'un point de vu psychologique il peut y avoir des conséquences et cela rends certainement ces personnes plus vulnérables vis à vis de l'alcool en cas de consommation de devenir dépendante plutôt que de rester dans un simple usage social
Docteur GERARD, Médecin addictologue
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