Quelle peut être la relation entre ces deux mots ?
Pour le grand public il n’y a aucune relation !
En fait, les drogues sont des manifestations d’addictions à des produits souvent illégaux.
Pour beaucoup le mot « addiction » est d’origine anglosaxone. Il n’en est rien. Ce mot est un héritage des romains de l’antiquité. A cette époque être en addiction était une condamnation pour réparer un préjudice causé à quelqu’un. Nous retrouvons ce type de condamnation jusqu’au moyen age. C’était une condamnation à l’esclavage avec droit de vie et de mort sur la personne en « addiction ».
Par la suite ce type de « réparation » est tombé en désuétude, et le mot a disparu de notre vocabulaire. Les anglo-saxons l’ont remis en service pour parler de l’état de « dépendance » aux drogues, mais aussi à des conduites de vie qui enferment les personnes qui en sont sujet.
L’addiction veut désigner un attachement exclusif à quelque chose ou quelqu’un. Ce terme veut regrouper les consommations de substances psycho actives licites ou illicites ou encore des comportements de dépendance au jeu, à des achats compulsifs, à la pornographie, au sexe, la cleptomanie, l’anorexie, la boulimie et même certaines formes de crimes à répétition, et pourquoi pas au sport, au travail…
Actuellement nous voyons arriver dans nos permanences des personnes qui ont des problèmes familiaux liés à l’excès de télévision, surtout depuis les chaînes satellites, mais également à cause des ordinateurs, des jeux vidéo, d’internet, du sport… On peut parler de pathologie addictive dès qu’une activité monopolise l’énergie d’une personne en dehors de toute autre.
Définition de l’ADDICTION suivant l’américain Aviel GOODMAN (Les drogues et addictions).
C’est un ensemble de comportements tels que :
- Impossibilité de résister aux impulsions à réaliser ce type de comportement,
- Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement,
- Plaisir ou soulagement pendant sa durée,
- Sensation de perte de contrôle pendant le comportement,
- Présence d’au moins cinq des neufs critères suivant :
Préoccupations fréquentes au sujet du comportement ou de sa préparation,
Intensité et durée des épisodes plus importantes que souhaitées à l’origine,
Tentatives répétées pour réduire, contrôler, ou abandonner le comportement,
Temps important consacré à préparer les épisodes, à les entreprendre, ou à s’en remettre,
Survenue fréquente de ces épisodes lorsque le sujet doit accomplir des obligations professionnelles, scolaires, ou récréatives majeures sacrifiées du fait du comportement,
perturbation du comportement bien que le sujet sache qu’il cause ou qu’il aggrave un problème persistant ou récurrent d’ordre social, financier, psychologique ou physique,
tolérance marquée : besoin d’augmenter l’intensité ou la fréquence pour obtenir l’effet désiré, ou diminution de l’effet procuré par un comportement de même intensité,
Agitation ou irritabilité en cas d’impossibilité de s’adonner au comportement.
- Certains éléments du syndrome ont duré plus d’un mois ou se sont répétés pendant une période plus longue.
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