L’Eglise catholique souhaite tout d’abord le bonheur des couples !
On rapporte le plus souvent qu’elle dit non, ou qu’elle est contre le plaisir, la sexualité, la contraception, le préservatif…. Quel dommage trop souvent de mal connaître la parole de l’Eglise sur ces sujets !
L’Eglise n’est pas d’abord contre un bout de latex, ou contre des hormones synthétiques. C’est d’abord une question de SENS….
L’Eglise dit d’abord OUI
- Oui au vrai sens du corps, fait pour le don de soi
- Oui au respect de toute vie humaine dès sa conception,
- Oui au sens véritable de l’acte sexuel qui est à la fois et de manière inséparable, don d’amour et don possible de la vie.
- Oui au respect de la manière dont nous sommes crées, avec notre fertilité qui est une richesse constitutive de notre personne,
- Elle croit à la capacité de toute personne au respect de l’autre, et à la maîtrise de soi pour un plus grand amour
- Elle nous invite à vivre une paternité / maternité responsables
- Notre corps n’est pas qu’un bout de chair ou une « enveloppe » mais est intimement uni à l’âme. Il est le temple de l’E St, et est appelé à la résurrection. - 1Corinthiens 6,19 : Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.
En donnant notre corps, nous donnons toute notre personne, corps-cœur-esprit, et le corps humain exprime la personne humaine. « L’être humain est appelé à l’amour et au don de soi dans son unité corporelle et spirituelle » JPII
Le corps a un sens, celui de don de soi ; il n’est donc pas arbitraire, mais comporte un critère objectif de vérité : Lorsque je dis que je peux faire ce que je veux de mon corps, je peux le faire et me croire libre, mais en fait je ne suis plus dans la vérité du corps
- La relation sexuelle est à la fois et de manière inséparable, don d’amour et don possible de la vie. Un lien très puissant uni ces 2 dimensions au cœur de notre personne.
« Il y a un lien indissoluble que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative , entre les 2 significations de l’acte conjugal, union et procréation. En effet par sa structure intime, l’acte conjugal, en même temps qu’il unit profondément les époux, les rends apte à la génération de nouvelles vie, selon des lois inscrites dans l’être même de l’homme et de la femme. C'est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation, que l'acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité" Catéchisme de l’Eglise catholique 2369.
Jean paul II dans sa Lettre aux Familles (1994)a expliqué que «les 2 dimensions de l’union conjugale ne peuvent être séparées artificiellement sans altérer la vérité intime de l’acte conjugal ». Donc toucher à ce lien en séparant ses 2 dimensions porte atteinte, même si l’on a pas conscience, à la personne et à sa dignité d’être personnel crée à l’image de Dieu.
Respecter ce lien permet de vivre un don mutuel total au cours d la relation conjugale, et une véritable communion de personnes.
- Notre fertilité est constitutive de notre personne ; elle est continue chez l’homme et .cyclique chez la femme. Est-ce que je l’accepte comme une richesse, je l’accueille et la respecte et je la reçois comme un don de Dieu ? Je peux aussi la trouver encombrante, gênante et avoir envie de la mettre de coté, de m’en séparer ( et la contraception permet cela). Je peux avoir la tentation de dire à Dieu : « tu ne m’as pas bien réussi…ma fertilité, cela aurait pu être autrement !…Et pourtant l’Eglise nous rappelle que nous avons été crées de manière cohérente : « il ne peut y avoir de véritable contradiction entre les lois divines qui régissent la transmission de la vie et celles qui favorisent l’amour conjugal authentique » (G.S.51 ;2. )Et peut-être ne savons nous plus très bien LIRE ce que le Créateur à déposé dans nos corps et en toute notre personne ?
La fertilité qui est une fonction du corps à part car elle peut entraîner la venue d’enfant. Elle a une finalité qui dépasse l’individu. On ne peut dans ce domaine disposer de soi même comme on le fait dans d’autres secteurs (fonction pulmonaire, digestive…). . Paul VI dans Humanae Vitae le rappelle «de même que l’homme n’a pas sur son corps en général un pouvoir illimité, de même il ne l’a pas sur ses facultés de génération à cause de leur ordination intrinsèque à susciter la vie dont Dieu est le principe. La vie humaine est sacrée ; dès son origine, elle engage directement l’action créatrice de Dieu » HV 13
- Nous avons chacun cette capacité de respect de l’autre, et de maîtrise de soi pour un plus grand amour. « la maîtrise de soi rend libre »- JPII
L’Eglise nous invite à vivre la chasteté et être chaste ne signifie pas être coincé !
« selon la vision chrétienne, la chasteté ne signifie absolument pas refus ou mésestime de la sexualité humaine, mais plutôt une énergie spirituelle sachant défendre l’amour des périls de l’égoïsme et de l’agressivité en le conduisant vers sa pleine réalisation ». JPII : Familiaris Consorsio 33
Nous sommes tous invités à vivre dans la chasteté, quelque soit notre état de vie ; Ce n’est donc pas synonyme de continence dans un couple marié
La chasteté, c’est finalement la gestion humaine et responsable du désir sexuel
o c’est un total respect du consentement de l’autre, qui invite à nous donner l’un à l’autre mais sans prendre, sans m’approprier l’autre
o C’est le fait que l’autre ne soit pas chosifié pour son corps d’abord
o C’est aussi un don total à l’autre, dans toute mon intégralité, y compris la dimension de fertilité
La chasteté demande un effort, une conversion. Elle ne s’acquière pas d’un coup de baguette magique, c’est un chemin parsemé d’efforts qui permettent de passer de l’égoïsme au don., Elle est une vertu morale, mais aussi un don de Dieu, une grâce, un fruit du Saint esprit CEC 2345
Comme aide sur ce chemin de chasteté conjugal on peut puiser dans la prière, dans la grâce du sacrement de mariage, de l’eucharistie et de réconciliation
- L’Eglise nous invite à vivre une paternité/maternité responsable
L’Eglise n’est pas nataliste comme on a pu l’entendre. Méthode naturelle ne signifie pas laisser faire la nature. L’Eglise fait appel au comportement responsable des couples et les invite à une certaine générosité (qui est le contraire de l’égoïsme), mais en conscience et connaissance de leurs limites, et de l’harmonie de la famille.
CEC 2368 « Pour de justes raisons, les époux peuvent vouloir espacer les naissances de leurs enfants. Il leur revient de vérifier que leur désir ne relève pas de l’égoïsme mais est conforme à la juste générosité d'une paternité responsable ».
.La paternité responsable n’entre pas uniquement dans le cadre d’un contrôle du nombre de naissances, avoir ou ne pas avoir d’enfant, mais elle propose aussi de s’inscrire dans une vision globale du couple et de sa vocation face au Créateur.
- L’Église nous appelle à la sainteté !
Elle est dans sa vocation quand elle le fait !
- Elle respecte notre liberté et notre maturation…Elle nous invite à éclairer notre conscience, à connaître, comprendre, et à cheminer résolument vers un plus grand amour.
Ce chemin proposé à des exigences, mais qui permettent à l’amour du couple de se fortifier, et à la sexualité de s’épanouir le plus humainement possible. Chaque couple avance à son rythme, vers cette direction indiquée et les couples peuvent compter sur la grâce du sacrement de mariage, et la miséricorde de Dieu.
On a tendance à retenir d’abord les exigences ; mais d’autres aspect de la vie chrétienne sont exigeants (le pardon, la charité mutuelle…), et ce n’est pas pour autant que l’on disqualifie la parole de l’Eglise par ce que l’on arrive pas à les vivre. Alors que l’on a tendance à disqualifier rapidement la parole de l’Eglise sur ce sujet parce que l’on juge que c’est trop difficile à vivre. « Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âme »
La parole de Dieu et l’enseignement de l’Eglise nous invite à un dépassement de nous même, une conversion de nos actes, de notre regard, de notre pensée mais c’est pour un plus grand bonheur. Les époux sont appelés à la sainteté au cœur du mariage et de la sexualité, et surtout à ne pas se décourager !